Analyse entre 2019 (période avant Covid-19) et 2020 (période Covid-19)*

Une migration hors centres urbains

Migrations 2020 et 2021 : signes d’une revitalisation des espaces ruraux ?

On constate une augmentation du volume sur l’ensemble du territoire.
Nous analysons ces migrations selon les aires d’attraction des villes construites par l’INSEE selon les directives EUROSTAT.

Les aires d’attractions divisent le territoire en trois parties :

  • La commune centrale et son pôle qui comprennent au moins 50 000 habitants
  • Les communes de la couronne qui envoient plus de 15% de leurs actifs dans le pôle central

Les couronnes des centres urbains et les espaces ruraux sont les grands gagnants de cette redistribution de l’espace.

En effet, le solde migratoire est positif seulement dans les couronnes et espaces ruraux au niveau national.

Les grands pôles urbains ont un solde négatif et une attraction migratoire de -12% en 2020, soit 2 points de moins encore qu’en 2019. C’est une accélération de la tendance sous-jacente qui existait déjà auparavant.

Distribution nationale des migrations

  • Seulement 20% de migrations interrégionales

La migration des populations est fonction inverse de la distance. On peut donc supposer que plus la distance est grande, plus la raison de migrer est importante (professionnelle, rassemblements familiaux, retraite, formation…).

  • Environ 25% de migrations intra-communales

Non seulement les migrations se font dans une même région, mais même 25% des migrations se font au sein d’une même commune. Nous pouvons constater ici le poids important des métropoles, où la population change souvent d’appartement et change simplement de quartier.

  • Un héliocentrisme marqué

Les flux sont tendanciellement plus forts en direction du sud, et le solde toujours positif. Paris en revanche, chaque année, enregistre un solde négatif.

  • Une destination phare : les couronnes des grands pôles

Les communes en couronnes des grands pôles sont la destination favorite des foyers, quelles que soient leurs origines géographiques.

Les profils des déménageurs

En analysant, le profil des déménagés avant et après période Covid-19, on trouve que les profils restent relativement similaires. La Covid-19 a donc eu un impact sur le nombre de déménagements mais pas sur le profil des déménagés.

En comparant les caractéristiques des déménagés en 2020 avec la population issue des statistiques du recensement par IRIS**, nous constatons que les personnes qui déménagent habitaient en général dans des quartiers où les appartements sont prépondérants ; et dans lesquels on a une population importante de cadres.

On remarque également que les personnes qui déménagent habitaient aussi dans des quartiers où il y a une proportion importante de locataires et de personnes seules.

*Source statistique des déménagés de La Poste
** IRIS = subdivision de commune d’environ 5000 habitants ou plus.